Nabou Lèye a maintenu sa ligne de défense lors d’une nouvelle audition devant le juge d’instruction chargé du dossier du double meurtre de Pikine Technopole. La danseuse conteste toute implication dans la mort d’Aziz Dabala et Waly Gano et affirme qu’elle n’avait pas quitté son domicile durant la soirée des faits.

D’après Les Échos, cité par Dakaractu, le magistrat s’est penché sur ses activités au cours de la journée et de la soirée concernées, notamment ses déplacements et ses communications. Nabou Lèye aurait livré le détail de son emploi du temps ainsi que de ses appels téléphoniques.

Les données du téléphone examinées

Son téléphone portable, remis dès les premières investigations aux enquêteurs de la Division des investigations criminelles, aurait fait l’objet d’une exploitation. Selon le quotidien, les données de géolocalisation tendraient à conforter sa déclaration selon laquelle elle ne se trouvait pas sur les lieux du crime. Aucun élément directement incriminant n’aurait été découvert dans cet appareil.

Les enquêteurs auraient en revanche établi qu’elle était en contact avec une amie pendant la période en question. Nabou Lèye aurait accepté de communiquer l’identité de cette personne, disant vouloir contribuer à la manifestation de la vérité.

Des traces ADN attribuées à quatre personnes

Les analyses ordonnées sur les prélèvements effectués sur la scène du crime constituent un autre point du dossier. Toujours selon les informations rapportées par Les Échos, quatre profils auraient été identifiés : ceux des deux victimes, celui de Mamadou Lamine Diao, présenté comme le présumé auteur principal, et celui d’une quatrième personne non identifiée.

Nabou Lèye ne figurerait pas parmi ces profils. Ces résultats, s’ils sont confirmés dans la procédure, vont dans le sens de ses dénégations quant à une présence physique sur les lieux.

Des accusations toujours contestées

Mamadou Lamine Diao aurait néanmoins maintenu ses accusations contre Nabou Lèye. Il soutiendrait qu’elle a commandité les faits et porté des coups aux victimes, ce qu’elle rejette catégoriquement.

L’instruction se poursuit. Le juge doit désormais rapprocher les éléments de géolocalisation et les résultats scientifiques des déclarations, témoignages et autres pièces du dossier. L’identité de la quatrième personne dont l’ADN aurait été retrouvé reste également à établir.