Le tribunal correctionnel de Diourbel a examiné une affaire d’exercice présumé illégal de la médecine dans un cabinet de Touba. Deux frères, âgés de 72 et 62 ans, ainsi qu’un troisième prévenu sont poursuivis pour avoir exploité la structure sans disposer des qualifications et autorisations requises. Le parquet a demandé deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme. La décision est attendue le 17 novembre 2026.
L’établissement appartenait initialement au père des deux frères, présenté comme un infirmier d’État diplômé. Après son décès en 2023, ses fils ont repris l’activité en s’associant au troisième prévenu. Devant le tribunal, la défense a invoqué la volonté de poursuivre l’œuvre sociale du fondateur et la bonne foi des personnes mises en cause.
Consultations et vente de médicaments examinées à l’audience
Les débats ont principalement porté sur les qualifications des prévenus et sur la nature des actes pratiqués dans le cabinet. Les poursuites concernent l’exercice illégal de la médecine, l’association de malfaiteurs et la mise en danger de la vie d’autrui. L’accusation reproche aux intéressés d’avoir assuré des consultations et délivré des prescriptions sans les titres nécessaires.
L’un des frères a expliqué avoir tenu la comptabilité de la structure et participé à la vente de médicaments. L’approvisionnement et la revente de comprimés et de sirops ont également été évoqués. Ces éléments s’ajoutent aux interrogations sur la prise en charge des patients et sur les conditions de fonctionnement du cabinet.
Des témoignages ont été recueillis au cours de l’audience. Une patiente a notamment relaté s’être présentée pour une consultation le jour de l’intervention policière et avoir reçu une ordonnance payable sur place. Le troisième prévenu a, pour sa part, expliqué les circonstances dans lesquelles il avait rejoint la structure.
Les réquisitions ne constituent pas encore le jugement
Le parquet a demandé une peine comprenant une partie ferme, tandis que la défense a insisté sur l’origine familiale du cabinet et sur la continuité de son activité. Ces arguments opposés doivent être appréciés par le tribunal.
Les trois prévenus ont été maintenus sous mandat de dépôt dans l’attente du délibéré fixé au 17 novembre. Les peines annoncées à l’audience sont des réquisitions du ministère public. Le tribunal n’a pas encore rendu sa décision sur leur culpabilité ni sur la sanction éventuelle.
Sénégalinfos
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